
« Fastoche ton métier, il suffit de faire tourner un logiciel de correction et le tour est joué ! »
Parce qu’il est toujours bon de rappeler que la correction ne consiste pas seulement à accorder correctement des participes passés, voici un exemple concret.
En travaillant sur un roman, je tombe sur une phrase qui indique que le narrateur se rend boulevard René-Lévesque à Montréal. Je vérifie l’orthographe du nom (il y manquait un petit accent aigu) et décèle alors un autre problème : l’action du roman se situe en 1973. Or, le boulevard René-Lévesque, anciennement boulevard Dorchester, n’a pris cette dénomination qu’en 1987, après la mort de l’ancien Premier ministre du Québec.
Et ça, la machine ne l’aurait pas soulevé !
Alors, elle serait pas un peu utile, la correctrice ?