
Figurez-vous qu’il n’est absolument pas question de doigt là-dedans.
Pour rappel, « mettre à l’index » signifie exclure quelqu’un ou quelque chose, le rejeter parce qu’on le considère comme dangereux.
L’expression fait référence à l’Index (Sacra Congregatio Indicis), ancienne congrégation romaine chargée de l’examen des livres avant la réforme du droit canonique.
Les ouvrages considérés comme problématiques étaient consignés dans l’Index librorum prohibitorum et séparés selon deux catégories :
– ceux dont la lecture était interdite (donec expurgetur) ;
– ceux pour lesquels une correction était attendue (donec corrigatur).
Le premier Index paru est celui de la Faculté de théologie de l’université de Paris en 1544. Suivront ceux de l’université de Louvain et des inquisitions de Venise, du Portugal et de l’Espagne.
La censure est officialisée par Rome lors du concile de Trente (1545-1563).
L’Index ne sera supprimé… qu’en 1966, à la suite du concile Vatican II !
L’expression « mettre à l’index » a fait son apparition dans le milieu ouvrier au XXe siècle pour désigner les patrons ne respectant pas les conventions salariales. Elle s’est ensuite étendue à tous les domaines.
Le saviez-vous ?