
Quand on est indépendant, le travail ne se refuse pas !
Eh bien, si, on peut. Et parfois, même, on doit.
En un peu plus de cinq ans, voici toutes les raisons pour lesquelles j’ai refusé des missions :
– deux fois, j’ai estimé que le fichier que l’on m’envoyait n’en était pas à l’étape de correction. Il s’agissait de romans qui n’avaient même pas été relus par l’auteur et qui contenaient des erreurs quasiment à chaque mot. Il peut m’arriver de faire un peu de réécriture quand on me le demande, mais là, il fallait tout reprendre et j’ai estimé que ce n’était pas mon rôle ;
– une fois, un client pour lequel j’avais corrigé un roman m’a demandé de vérifier un manuel de physique. Je devais donc contrôler les énoncés et les corrigés des exercices. J’ai estimé que je n’avais pas les compétences pour assurer un travail parfait et j’ai dirigé mon client vers un confrère avec une formation scientifique. Dernièrement, une consœur (que je salue au passage) m’a proposé de relire un manuel de mathématiques pour l’un de ses clients. J’ai décliné pour la même raison ;
– avant la mise en place d’une collaboration régulière, il arrive que l’on passe un test. Rien de plus normal, mais lorsque l’essai en question demande une journée de travail et n’est pas rémunéré, c’est sans moi. La CGT recommande de ne pas accepter les tests de plus de 10 000 signes. Je vais en passer un cette semaine. Le document était long et après discussion, je peux choisir quelques pages à ma convenance pour travailler dessus ;
– un étudiant m’a sollicitée pour rédiger son mémoire. Pour des raisons déontologiques, je lui ai précisé que j’étais à sa disposition pour le corriger, mais pas pour effectuer le travail à sa place ;
– pour finir, je suis parfois contrainte de refuser des missions pour des raisons de planning. Dans ce cas, je dirige toujours mon client vers un confrère ou une consœur.
Et vous, dans quelles situations avez-vous refusé du travail ?