
Je ne promets pas de rendre mon dernier souffle avec mon stylo rouge à la main, mais le marquis de Favras, lui, n’a rien laissé passer jusqu’à la fin.
Connaissez-vous cette anecdote ?
Thomas de Mahy de Favras était chevalier de l’ordre de Saint-Louis et soutien de la cause royaliste durant la Révolution française.
Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1789, il est arrêté, accusé d’avoir ourdi un complot pour permettre l’évasion du roi et d’avoir favorisé le blocage de Paris affamant le peuple.
Le 18 février 1790, un greffier lui remet le document formalisant sa condamnation à mort. Le marquis de Favras le lit et s’adresse ainsi à l’homme : « Vous avez fait, monsieur, trois fautes d’orthographe. »
Ce ne fut pas son dernier trait d’esprit, puisque le lendemain, il dicta son testament durant plus de quatre heures, faisant patienter la foule amassée pour assister à son exécution.
La bonne nouvelle, c’est que je n’ai pas prévu de mourir demain, alors si vous avez un document rédigé en français à corriger (roman, essai, BD, pièce de théâtre, catalogue d’exposition, livre de recettes, mémoire…), vous pouvez m’envoyer un e-mail : celineguillaume.pro@gmail.com